evenements - expos - biennales et salons - Aquarelliste et peintre voyageur
Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Aquarelliste et peintre voyageur
  • Aquarelliste et peintre voyageur
  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
  • Contact

Me joindre, les stages, etc. :

Pour m'écrire, cliquez ici

Pour le calendrier des stages 2020 cliquez ici

Plein de nouveautés vous attendent !

(pour les tarifs et disponibilités me les demander directement en cliquant ici)

-  Les stages "aquarelle" dans l'Hexagone sont ouverts aux débutants et aux pratiquants déjà confirmés souhaitant se perfectionner : ils ont pour but d'apporter efficacité et aisance d'expression à l'aquarelliste de terrain. Nombreux sont les aquarellistes issus de mes stages ou passés s'y perfectionner depuis 4 décennies...
- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

-------------------------------------------------------------------------------------------

Vous aimez ce blog ?

Alors, découvrez le site d'Alain MARC :

width="300"

 

Et abonnez-vous à sa newsletter,

cliquez sur ce bouton :

vous y retrouverez tous les futurs articles publiés ici,

plus complets, plus documentés,

plus riches, dans le respect et

la confidentialité de vos données personnelles !

(Et n’oubliez pas de confirmer dans l'e-mail sui vous sera envoyé pour vérifier votre adresse !)

-----------------------------------------------------

Extraits vidéo d'Aquarelle en Voyage :

 

 

Recherche

Partenaires

Voici où trouver vos meilleurs

produits aquarelle

et carnets de voyages :

aquarelle-bouton-2

N'hésitez pas à les contacter

et à leur commander de ma part,

ce sont de vrais amis qui soutiennent mon travail !

 

Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 13:31

    C’est certainement le lieu idéal et l’exposition parfaite pour sa première parution en public après les aventures du Piméné et sa naissance magique dans le Cirque de Gavarnie…
    Non, je ne brûle pas les étapes et vous allez bientôt pouvoir me retrouver au refuge des Espuguettes pour en continuer toute l’histoire, mais si vous êtes en Bourgogne et passez par Chalon-sur-Saône vous pourrez la découvrir avant même que je vous la dévoile à la fin de cette nouvelle aventure de la route du bleu !
    Simplement, par ce que l’exposition où elle est présentée se terminera bientôt, et qu’il ne faut pas rater cet évènement.
    Pas seulement parce que vous pouvez y voir cette toile révélant l’une de mes perceptions de « conscience essentielle » (elle-même résultat d’un travail réalisé en « créativité augmentée » à partir d'une « expérience optimale » lors de mon immersion dans le bleu de Gavarnie pendant le vol depuis le sommet du Piméné), non : surtout parce que vous allez vous baigner complètement dans un rêve bleu absolu les yeux grands ouverts, à travers les œuvres (bleues naturellement), de 25 artistes différents !

On se bousculait le soir du vernissage à galerie de la Ferme de Corcelle !

On se bousculait le soir du vernissage à galerie de la Ferme de Corcelle !

      Effectivement, c’était la foule des grands soirs vendredi dernier à 18 h 30 pour le vernissage de l’exposition « La ferme n’y voit que du bleu » à la ferme atelier - galerie d’Arlette PASCAL et Jean-Noël à Châtenoy-le-Royal.

       Le bleu dans tous ses états à travers le regard des peintres et plasticiens, tel pourrait aussi être le titre de cette très belle exposition.
     Un bleu couleur d’espoir comme le précisait lors de son discours inaugural l’un des élus représentant la ville de Chalon-sur-Saône, rappelant au passage ses nuances symboles de paix que l’on retrouve notamment à travers les couleurs du drapeau de l’UNESCO ou des casques des soldats de l’ONU, symboles dont nous avons tant besoin en ce moment… 

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

      En arrivant à l’atelier - galerie de la ferme de Corcelle vous êtes accueilli (e) par un très beau « jardin bleu » qui vous plonge dès le départ dans l’ambiance de l’exposition.
      Installation lumineuse et lampions bleu-nuit, ingénieuse et superbe œuvre collective de l’association en charge de l’exposition et de l'atelier de la ferme sous la houlette d’Arlette PASCAL…

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

    Une promenade ludique à travers les œuvres des peintres, plasticiens, céramiste, vidéaste, sculpteurs, photographe exposés (ici, à l’entrée de la salle-atelier, les objets bleus de Fabienne BICHON, véritable fée du raku).

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

    Un peu plus loin, le totem Tengri et installation d’Elisabeth GACHOT-MERCK exprimant le grand bleu-l’infini, une élévation de la pensée à travers le bleu, comme toutes les autres œuvres de cette exposition.

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

    Dans la salle du « Four à pain » avec d’autres œuvres des artistes invités (dont de superbes grisés au graphite couleur d’Arlette PASCAL), trois de mes toiles (acrylique et huile sur toile), avec sur le mur de gauche celle qui est le fruit de l’histoire du bleu de Gavarnie et du vol du Piméné, dont je vous conte l’histoire depuis quelques jours déjà.  
     Vous n’en verrez que cette photo en perspective pour cette fois (à moins d’aller la voir « pour de vrai » à la ferme de Corcelle ), car vous le savez, cette histoire n’en est qu’à son début (je vous présenterai cette huile sur toile lors du dernier article de cette série), mais face à vous on peut deviner derrière le visiteur en conversation devant ma toile inspirée du bleu de Gavarnie, une autre de mes toiles bleues « Lionnes chassant », un hommage aux artistes paléolithiques de la grotte Chauvet.

      L’exposition « La ferme n’y voit que du bleu » sera terminée le soir du 6 décembre (ne ratez surtout pas la nocturne du 5 décembre qui vous permettra de 19 h jusqu’à 21 h 30 de profiter des installations illuminées).     

      En attendant, la ferme atelier - galerie vous ouvre ses portes tous les jours de 15 h à 19 h au 7 rue du Pont à Châtenoy-le-Royal (Chalon-sur-Saône).

    La devise de l’exposition est empruntée au testament de Maria Elena VEIRA DA SILVA :
        « Je lègue à mes amis
        Un bleu cæruleum pour voler haut
        Un bleu de cobalt pour le bonheur
        Un bleu d’outremer pour stimuler l’esprit… »
    …Une devise que je portais inconsciemment en moi en montant au Piméné !

    Les artistes qui exposent à la ferme atelier - galerie de Corcelle sont :

            Fabienne BICHON,  céramiste,
            Agnès BONNOTTE,  peintre,
            Suzel D’ALESSIO,   peintre,
            Bernard DEFAUT,   peintre,
            Christian DEJEUX ,  peintre,
            Galerie DURAMEN, designers, collectif de créateurs,
            Elisabeth GACHOT-MERCK, plasticienne,
            Tony GAGNIARRE, peintre, plasticien,
            Bernadette GROZELIER, plasticienne,
            Jacques HUBSCHWERLIN, peintre,
            Michel LECUYER, peintre,
            Alain MARC, carnettiste, peintre, plasticien,
            Annie MAUGEY, peintre, plasticienne,
            Chantal MONESTER, Jane W, peintres,
            Arlette PASCAL, carnettiste, peintre, plasticienne,
            Annie PECOIL, peintre,
            Jean PECOIL, peintre,
            Daniel PERNETTE, peintre,
            Nicole PERNETTE, peintre,
            Walter PETRIZZO, peintre,
            Françoise TRONCHET, peintre,
            Odile VAILLY, plasticienne,
            Christiane VANDROUX, photographe,
            L’Atelier d’arts plastiques de La ferme de Courcelle,             et ses (installations du Jardin Bleu)

Partager cet article

Repost0
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 18:00

Si vous passez bientôt par Toulouse, ou êtes de celle belle ville ou de sa région, si vous manquez  de belles idées cadeau originales et rares, si simplement voulez découvrir de belles chose, et en attendant de nous retrouver bientôt dans ce blog pour la suite de notre ascension picturale au Piméné (et de découvrir les premières notes aquarellées réalisées au refuge des Espuguettes), je vous invite à aller visiter l’exposition qui va se dérouler chez notre amie Marie-Claude GARVI qui a l’excellente idée de mettre son agence au service de l’art à l’occasion du préparatif des fêtes de Noël !

C'est au Concorde Immobilier 46 rue de la Concorde à Toulouse du 3 au 20 décembre 2015, vernissage le samedi 5 décembre de 15 h à 19 h.

En attendant la suite de notre aventure au Piméné…

Partager cet article

Repost0
11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 13:13

Si vous passez le week-end prochain par le premier Salon d’Art Contemporain d’Auvergne qui se déroulera à Clermont-Ferrand au parc des Expositions, vous verrez sur mon stand la gardienne du sanctuaire.

Plus que toute autre, cette toile est révélatrice du sens de mon travail pictural en ce qu’il concerne un autre état de conscience que celui qui nous permet habituellement de percevoir et de révéler les formes familières que la conscience ordinaire appréhende.
Si vous suivez mon blog « aquarelle en voyage.com », vous avez pu voir à travers quelques vidéos et articles récents (remontez mes liens vous comprendrez mieux) à quel point sans artifice ni moyen superficiel, on peut à travers des expériences de créativité augmentée en état de «  flow  » franchir les frontières du visuel, et puiser ailleurs sa création…

 

 

 

La gardienne du sanctuaire au Salon d’Art Contemporain de Clermont-Ferrand.

- Que voyez-vous dans cette toile  ?
- A priori une peinture évoquant une paroi rocheuse avec des motifs inspirés (certains diront « reproduisant ») des motifs pariétaux préhistoriques  ?
Vous n’aurez pas tout à fait tort si vous vous arrêtez là…
Mais vous aurez tout faux si vous vous arrêtez là, car si ces motifs évoquent le sanctuaire (l’endroit de la caverne où naissait l’art dans sa dimension de spiritualité - et de rituels - la plus mystérieuse il y a au moins 40000 ans), c’est la gardienne du sanctuaire que je mets en valeur  !
La gardienne du sanctuaire est le seul être vivant qui pourrait témoigner de son emplacement exact, la seule entité vivante qui puisse nous y amener puisque nous n‘avons pas trouvé de sanctuaire de l’art préhistorique pariétal au fond de l’Aven Noir.
Elle (la gardienne) que nous avons croisés à chaque descente au fond de l’Aven aux Merveilles !

Elle est porteuse de nombres de croyances, légendes et mythes, véritable merveille vivante que vous verrez en priorité dans ma toile (dominant tous les autres motifs, je lui consacre d'ailleurs une seconde toile) lorsque vous aurez fait par le regard la démarche inverse de celle que j’ai déjà réalisée au fond du gouffre lorsque je l’ai rencontrée en état de «  conscience ordinaire  » aussi bien qu’en état de «  flow  » (ce qui m’a permis avec les notes prises à ce moment-là, de réaliser cette toile).
Si vous ne la voyez pas sur cette toile, vous l’identifierez très facilement lorsque je vous la montrerai sur mon stand (n°15 en angle en face de l‘entrée principale je le précise).
— Est-ce de l’art «  contemporain  »  ?
Je vous rappelle quelques définitions simples (là, vous serez d’accord avec moi)  : est contemporain ce qui est d’aujourd’hui, donc l’art d’aujourd’hui est contemporain, c’est l’art de notre époque qui est censé être le reflet de notre époque (et lorsqu’il a un sens, peut poser des questions - ou tenter d’y répondre ou établir des remises en question avec le regard de notre époque - sur nous-mêmes, le monde, nos sociétés, notre histoire, l’histoire de l’art, etc.).
On pourrait dans un audacieux raccourci dire que la peinture préhistorique relevait de l’art contemporain à la préhistoire (certainement sans que les artistes aurignaciens ou magdaléniens se doutent qu’ils faisaient de «  l’art contemporain  » ainsi considéré comme étant de leur époque)…
- Mais faire allusion à la préhistoire dans une démarche picturale actuelle n’a de sens aujourd’hui que si cette allusion est prétexte à révéler quelque chose d’autre bien plus important : le signifiant reprend le dessus en définissant un signifié qui n’écarte en aucun cas le référent.
Mais mon travail, par-delà les simples carnets de voyage, d’aventure ou les carnets formels d’aquarelle et de dessin, les expériences diverses et variées débouchant sur des toiles plus ou moins informelles, n’a pas pour but de contenter le sémiologue  : il essaie de repousser les limites de nos possibilités créatives en tant qu’expérience de vie réalisable et assimilable pour chacun de nous.
C’est aussi le résultat de cela que j’essaierai de présenter à Clermont-Ferrand au SACA le week-end prochain.

Partager cet article

Repost0
6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 12:15

Si vous aimez la peinture (de façon générale), si vous aimez l’art actuel (plus précisément), si vous êtes en Auvergne entre le 13 et le 15 novembre courant, alors, ne ratez pas le premier Salon d’Art Contemporain d’Auvergne qui se déroulera à Clermont-Ferrand / Cournon, juste à côté du Zénith.

Ce salon se déroulera en même temps que le Rendez-vous du Carnet de Voyage, mais attention, ce ne sera pas au même endroit mais au Parc des Expositions et des conventions de la Grande Halle d’Auvergne, en banlieue sud-est de la ville tout à côté de la sortie n°3 de l’A75.

Il accueillera près de 100 artistes dans un carrefour de l’Art qui rassemblera pour la première fois ici en un seul lieu, le plus grand nombre d’acteurs culturels du monde de l’Art contemporain : artistes, galeries, associations, institutions…

C’est dire le complément qu’il apporte dans un registre sensiblement différent du Rendez-vous des Carnets !

  • Quelle différence me direz-vous ?

C’est un autre regard de l’art plus axé sur une créativité en principe non associée aux carnets de voyages.

Sauf pour moi !

Car si je n’y montre pas de carnet au sens littéral du terme, le travail que j’y exposerai est pourtant le fruit d’une réflexion informelle née de mon travail carnettiste en rapport direct avec les aventures ou voyages à l’origine de mes carnets.

Rendez-vous avec un autre visage de l’art vivant au premier Salon d’Art Contemporain de Clermont-Ferrand.

Détail du « Territoire de karst » Huile sur toile 25 F (exposée au musée d‘art contemporain de Wuxi et dans deux galeries de Shanghai et Pékin en 2013 - 2014 en exposition prestige d‘une sélection d‘artistes tarnais).

C’est l’une des toiles que j’exposerai sur mon stand : un  témoignage parmi d’autres de l’aventure « Aven aux Merveilles », révélatrice aussi de ma démarche picturale, du sens de ma peinture si on veut, expérience créative introspective qui met en valeur la relation profonde unissant la nature à l‘être humain et repose à ma façon nombre de questions fondamentales dont celle de la perception.

Le karst en profondeur, dans sa minérale nuit, est la mémoire vivante de l’évolution de notre planète depuis les origines du mésozoïque. Seule, l’action de l’eau et des mouvements tectoniques révèlera à notre regard émerveillé les splendeurs ignorées qui sommeillent sous nos pieds.

Tant que nous ne savons pas ce qu‘elles sont, nous ignorons ce que ces splendeurs nous révèlent de notre propre histoire et elles ne représentent pour nous que l’image inextricable d’une entité au visage abscons et inabordable.

Le, territoire de karst, c’est dans son étrange complexité le mystère de la terre, de son pouvoir magique fait de puissance tellurique et de fécondité que les hommes jusqu‘à « nos jours délirants » ont toujours respecté, honoré, vénéré.

C’est aussi un reflet de nos propres mystères, de notre histoire et de nos réalités, où chacun essaie d’avancer en essayant de résoudre l’éternel conflit entre doute et quête du sens, au milieu de questionnements qui resteront sans réponse dans la fulgurance de notre trop courte existence…

 

Attention, ce n’en est pas une redite en plus grand format de motifs qui pourraient être extraits de mes carnets, mais un travail qui en est le prolongement pictural intime, informel, un développement profond qui va bien au-delà des rencontres visuelles, intellectuelles et humaines qui font déjà l’intérêt d’un carnet.

C’est le produit d’une aventure de l’esprit différente, la matérialisation d’un voyage intérieur qui prolonge et sublime le voyage du carnet lui-même (ou l’expérience qui peut y être assimilée, je vous renvoie à d’autres expériences de la même nature dont j’ai déjà témoigné ici).

Parlons simplement, j’apporterai sur mon stand mon dernier livre, un carnet d’exploration : l’Aven aux Merveilles dont je vous ai déjà parlé ici à sa parution.

Rendez-vous avec un autre visage de l’art vivant au premier Salon d’Art Contemporain de Clermont-Ferrand.

Première de couverture du carnet d’exploration « L’Aven aux Merveilles ». Il ne m’en reste plus que quelques exemplaires que j’apporterai sur mon stand si vous voulez en acquérir un, c’est le témoignage formel (par ce que la « conscience ordinaire » appréhende) de l’exploration des réseaux les plus récents du gouffre aux côtés de mon camarade Roland PÉLISSIER spéléologue renommé.

 

Fruit de sept ans de travail et d’un engagement total en milieu souterrain au cours d’explorations qui allaient livrer des kilomètres de salles et de galeries aux concrétions d’une beauté remarquable extrêmement rares (classées par le Ministère de l’Environnement il n’y a pas très longtemps)

Cet ouvrage par-delà son témoignage, n’est que le visage du monde que la conscience ordinaire appréhende.

Et puis, il y a mes peintures inspirées de l’Aven aux merveilles, et là, je franchis les frontières du visuel (élément important mis en valeur à travers mes plus récentes expériences travail en « créativité augmentée »), c’est à ce voyage que je vous invite sur mon stand !

Pour y venir je vous offre une invitation au SACA : il vous suffit de me la demander en cliquant ici (à présenter à l’entrée vous ne devriez pas payer, et je vous avertirai de mes futures expositions et activités), vous pouvez l’imprimer à partir du PDF que je vous enverrai mais si vous êtes dans mes correspondants (es) vous l’avez déjà reçue. Mon stand n°15 (en angle) sera situé face à l’entrée principale, et si vous voulez me rencontrer ce sera avec plaisir, nous pourrons aussi bien parler de peinture, sculpture (je vous reparlerai d’ici le début du salon des sculptures de mon père que j’y exposerai aussi), carnets de voyages, stages, etc.

Rendez-vous avec un autre visage de l’art vivant au premier Salon d’Art Contemporain de Clermont-Ferrand.

Mon travail en amont dans les profondeurs du karst, une photo prise par mon ami Serge CAILLAULT pendant l’exploration du gouffre dans des conditions parfois épiques en tout cas bien moins confortables que celles d’un atelier ou de la surface, au cours de descentes sous terre qui duraient chacune plusieurs jours.

Une expérience déjà révélatrice de ce que peut nous apporter la « créativité augmentée » associée aux effets du «flow ».

Vous découvrirez dans le prochain article de ce blog une autre toile importante à mes yeux, que j’exposerai au SACA  toujours  en rapport avec cette étonnante aventure.

Partager cet article

Repost0
27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 08:30

Encore une ancienne stagiaire qui réussit brillamment !

Satisfaction et vrai bonheur pour moi qui ai eu le plaisir de l’encourager et de l’aider plusieurs stages durant, de vous communiquer sa prochaine exposition et la parution de son livre « En direct des Océans ».

Elle est partie pendant plusieurs mois vivre au long cours sur les cargos sillonnant mers et océans.

Son livre, son exposition (de peintures, aquarelles et croquis de voyage) et sa projection sur cette belle aventure seront visibles à partir du 28 novembre 18 h à l’Hôtel de Ville de Rosny-Sous-Bois.

Amis (es) de la région de Rosny (ou qui passerez par-là pendant son exposition), camarades de stages vous souvenant d’elle, allez admirer  le travail de Marie-Brigitte et n’hésitez pas à lui transmettre toutes mes amitiés et félicitations !

Belle exposition, beau livre, belle réussite de Marie-Brigitte BUISSIERE
Belle exposition, beau livre, belle réussite de Marie-Brigitte BUISSIERE

Partager cet article

Repost0
25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 20:35

C’est toujours pour moi un grand plaisir lorsqu’un ancien stagiaire vole de ses propres ailes et expose en solo dans une belle galerie d’art, cela prouve au moins la valeur du travail réalisé ensemble à un certain moment.

Amis (es) de Montréal, de Québec et des environs (ou qui passerez par-là ces jours-ci et jusqu’à mi-novembre), camarades de stages vous souvenant de lui, allez admirer  le travail de Gaétan à travers son exposition intitulée Ma rivière aquarelle : Repères d’un parcours.

L’exposition se tiendra à la galerie L’ARTICHO, située à Québec 135, rue Saint-Vallier Est, du 27 octobre au 14 novembre 2015.

Le vernissage aura lieu le 30 octobre 2015, de 17 h à 19 h.

Gaétan sera présent à la galerie le soir du vernissage ainsi que les samedis après-midi 31 octobre, 7 et 14 novembre 2015.

Cette exposition est la troisième étape d’une phase de partage plus soutenue de sa démarche d’artiste.

La première a été la mise en ligne de son site web  www.mariviereaquarelle.com en décembre 2012 et la deuxième, la publication d’un livre numérique intitulé Ma rivière aquarelle : Parcours d’un regard. Les informations pour le consulter se trouvent à l’adresse suivante :

http://www.mariviereaquarelle.com/inscription

N’hésitez pas à communiquer avec lui pour tout supplément d’information : info@mariviereaquarelle.com, et transmettez-lui mes amitiés et félicitations si vous le rencontrez !

L'affiche de l'exposition

L'affiche de l'exposition

Partager cet article

Repost0
22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 18:04

Le blog Aquarelle-en-voyage.com a dix ans !

Oui, 10 ans déjà.

J'ai été rechercher les deux premiers articles de ce blog et j'en ai retiré ces deux croquis parmi ceux qui avaient été publiés à ce moment-là.

Le premier dessin est extrait du tout premier article où je racontais les vendanges dans les Gorges du Tarn.

Merci pour votre fidélité !

Je dessinais au milieu des vendangeurs et c'était comme si j'avais fait un très lointain voyage car les coteaux de la haute vallée du Tarn sont des endroits extraordinaires (je vous en reparlerai un jour) où on se croirait parfois (par exemple vers  les caves troglodytiques bâties en haut des vignes) comme très loin de nos contrées.

Merci pour votre fidélité !

Quelques jours plus tard j'étais au Maroc d'où j'allais ramener de nombreux croquis réalisée aussi sur le motif, sujet de mon deuxième article. Et puis publication après publication 10 ans se sont écoulés au cours desquels ce sont 600 articles qui ont été publiés, et vous êtes plus d'un million et demi à être venus voir ce blog à travers presque quatre millions de pages.

Plutôt que je continuer à aligner des chiffres, je tenais à vous remercier pour votre fidélité, car c'est grâce à vous qui lisez ce blog que je peux continuer de le faire vivre et de lui donner un sens.
Et plutôt que de réaliser une aquarelle « extraordinaire » pour fêter cet anniversaire, je vous laisse mieux découvrir les finalités de ce blog à travers un entretien que je viens d'accorder au journal de voyage en ligne Geoploria :

Pour une simple et bonne raison, nous avions envie de donner la parole à nos amis blogueurs et voyageurs : cette passion qui se résume aussi en un mot « Partage », et qui est très agréable à lire en passant.
Cette semaine, c’est au tour de Alain MARC du blog http://www.aquarelle-en-voyage.com/ de partager son expérience. Passionné de voyage, il a répondu à nos questions avec grand plaisir. J’espère que vous allez apprécier son blog autant que nous…
Assez parlé, maintenant voici son interview.

1 – Geoploria : Peux-tu te présenter, et nous présenter ton blog en quelques lignes ?

Avant tout, je dois dire que je suis né dans un atelier d’artiste et mon père peintre et sculpteur était aussi un grand voyageur réalisant en croquis et aquarelle de superbes carnets de voyage. Je suis artiste peintre et carnettiste professionnel depuis plus de 45 ans, plusieurs de mes carnets et illustrations de voyage ayant été édités par différentes revues et plusieurs éditeurs.
C’est dire si ma vocation était là dès mon enfance : peindre et voyager, pour faire à mon tour voyager à travers les croquis et aquarelles réalisés en voyage celles et ceux qui n’ont pas fait les mêmes parcours, mais aussi donner un regard « carnettiste » aux personnes qui les connaissent déjà.
De là est né mon blog il y a 10 ans, qui explique et fait partager mes différentes expériences créatives en voyage (dans toutes sortes de voyages même si ceux-ci commencent sur le pas de votre porte) avec ses facettes inspiratrices, techniques et créatives.

2— Geoploria : Pourquoi ce blog ?

Pour partager mon expérience, montrer que ce n’est pas difficile (que c’est même formidable), et donner à chacun l’envie de voyager en se nourrissant d’encore plus de beauté, en ramenant avec soi cette beauté de façon bien plus personnelle et originale qu’avec de simples photos (ce qui n’empêche pas de ramener aussi photos et vidéos !).
C’est un blog qui vous convie à regarder le monde avec un regard différent (pictural) chaque fois que vous partez en voyage, ce qui transforme complètement le voyage en une aventure doublement agréable et accomplissante.

3— Geoploria : « Aquarelle en Voyage », pourquoi avoir choisi ce nom pour ton blog ?

Car les aquarelles réalisées en voyage par nos grands maîtres (Turner, Delacroix, tant d’autres, et je n’oublie pas mon père que je considère aussi comme un grand maître) me paraissent encore plus belles parce qu’elles ont été réalisées en voyage justement. Parce que j’ai aussi pu vérifier que le voyage est la plus belle des sources d’inspiration pour l’aquarelliste puisqu’il y « lave » notre regard, le renouvelle sans cesse et l’aquarelle le plus pratique et agréable moyen pictural pour rendre un voyage plus beau, plus intense, plus passionnant. L’aquarelle en voyage « ouvre » non seulement les portes et les cœurs (alors que l’appareil photo les ferme le plus souvent), mais elle apprend surtout à regarder, à voir mille choses qu’on ne peut imaginer quand on croit avoir « vu » ce qui nous entourait dans un voyage.
Ces trois mots « aquarelle », « en » et « voyage » étaient donc pour moi indissociables et ne pouvaient que bien représenter mon blog.

4— Geoploria : Ton blog connaît maintenant un vif succès. Est-ce que le fait de le gérer à plein temps te permet encore de voyager de temps en temps ?

Oui, car comme pour mes aquarelles réalisées sur place, je « l’emporte avec moi » (et j’y travaille même quelquefois au bout du monde en même temps que j’y anime un stage « carnet de voyage aquarelle » à l’intention des gens qui m’ont suivi) !
Je veux dire par là, que chaque fois que je peux me connecter à internet (sans pour autant gâcher le plaisir du voyage, cela peut au contraire être très enthousiasmant), j’y publie mes dernières aquarelles en même temps que de véritables petits reportages (souvent complétés de vidéo d’ailleurs, ce qui est une véritable gageure lorsque je suis dans un endroit où il est très difficile de se connecter, voir par exemple http://www.aquarelle-en-voyage.com/article-aquarelle-autour-du-lac-brome-111088852.html ou http://www.aquarelle-en-voyage.com/2014/07/aquarelles-amazonie-jours-et-nuits-magiques-a-partager.html ou http://www.aquarelle-en-voyage.com/article-6004148.html ou http://www.aquarelle-en-voyage.com/article-avec-les-h-mong-fleuris-des-montagnes-vietnamiennes-70149229.html, il y en a tant d’autres dans mon blog).
Je ne sais pas comment j’arrive à tout faire, mais j’y arrive (il est vrai que j’y passe parfois des nuits entières et si je veux être par ailleurs disponible et efficace dans la journée le lendemain il me faut être très organisé)...

5— Geoploria : Quel type de voyage t’inspire le plus ? Et comment se déroulent les préparatifs en général ?

Celui où la découverte, l’aventure et l’imprévu vont donner plus de magie, d’émerveillement et de suspens au voyage.
Quand je prépare un voyage, je...

 

Vous pouvez découvrir la suite de cette interview dans :

www.geoploria.com/voyager/regarder-le-monde-avec-un-regard-different-notre-interview-avec-alain-marc.html

 

Partager cet article

Repost0
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 10:08
- Dans quel univers es-tu parti, toi, Michel, le colporteur d'étoiles, délivrer d'autres rêves de voyages en illuminant d'autres cieux ? - In what universe did you leave, you, Michael, the star peddler, issue other travel dreams by illuminating other lands ? - ¿ En cuál universo saliste, tú, Michel, el vendedor ambulante de estrellas, a librar otros sueños de viajes iluminando otros cielos ?

- Dans quel univers es-tu parti, toi, Michel, le colporteur d'étoiles, délivrer d'autres rêves de voyages en illuminant d'autres cieux ? - In what universe did you leave, you, Michael, the star peddler, issue other travel dreams by illuminating other lands ? - ¿ En cuál universo saliste, tú, Michel, el vendedor ambulante de estrellas, a librar otros sueños de viajes iluminando otros cielos ?

En attendant de vous retrouver pour reprendre le cours régulier de mes publications ici,  voici  en partage pour vous, l'hommage que je destine à Michel RENAUD adressé à la grande famille des carnettistes, puisque ce document sera plus "officiellement" rendu public en même temps que ceux de mes confrères avant la fin de l'année grâce à l'action de Servane Havette Barriere à Clermont-Ferrand.
Cette "page de carnet" j'ai attendu pour ne pas la réaliser sous le coup de l'émotion.
Pour qu'elle soit plus "intemporelle".
Pour qu'elle soit comme la signification de ces êtres qui ont marqué le temps de leur empreinte. Je l'ai réalisée comme on réaliserait l'effigie de tout homme qui aurait apporté quelque chose d'important à ses contemporains.
Je n'ai pas voulu apporter de couleur à son portrait car son visage est à présent hors du temps, la couleur pour moi "l'incarnerait" trop.
Le reste n'est que symboles.
Il est parti sac au dos pour un autre voyage.
Sur un arc-en-ciel. Sur les couleurs de la vie. Sur la lumière blanche décomposée dans le prisme des gouttes d'eau.
Symbole du soleil revenant après l'orage.
En dessous, Clermont-Ferrand est dans l'obscurité, comme si l'orage avait plongé la ville dans la nuit après son départ.
Accompagné d'un cheval tirant une charrette. Le cheval qui l'accompagne est la mémoire des gens de l'IFAV qui cordonnent leurs forces et leurs talents pour faire avancer le chariot du Rendez-vous des carnets de voyage.
Michel était en cela un colporteur d'étoiles, de talents, de rêves. Chaque étoile est l'une ou l'un d'entre-nous connu (e) ou inconnu (e), qui s'échappera un jour ou l'autre du chariot pour aller consteller le ciel de jalons scintillants qui marquent à leur façon l'itinéraire suivi par l'IFAV, son Rendez-vous, l'itinéraire initié par Michel dès le départ, à l'époque de la Biennale.
Le symbole même du voyage est ce chemin, cette "Voie lactée" dans laquelle peuvent se projeter nos rêves d'un ailleurs toujours renouvelé.
C'est un peu comme si cette image était une sorte de carnet à elle seule, dont Michel tournerait les pages, en nous invitant à une réflexion sur le voyage au bout de l'intemporalité...
Sachez que je ne vous oublie pas mais beaucoup de choses (passionnantes et qui vous réserveront bien des surprises à l'avenir) prennent la priorité sur mes articles de blog depuis quelques semaines, ne vous impatientez pas trop, "je reviens" d'ici peu !

 

Tribute to, Homenaje a, Hommage à Michel RENAUD...

Esperando recobrarle para repetir el curso regular de mis publicaciones aquí, he aquí  en reparto para usted, el homenaje que le destino a Michel RENAUD dirigido a la gran familia de los libretistas viajeros, ya que este documento será hecho más oficialmente público al mismo tiempo que mis colegas antes de finales del año gracias a la acción de Servane Havette Barriere en Clermont-Ferrand.
Esta " página de libreta " quería no realizarla bajo el golpe de la emoción.
Para que sea más "intemporal".
Para que esté como el significado de los que marcaron el tiempo de su huella. La realicé como realizaríamos la efigie de todo hombre que les habría aportado algo importante a sus contemporáneos.
No quise aportar de color a su retrato porque su cara está ahora fuera del tiempo, el color para mí " lo encarnaría " demasiado.
El resto es sólo símbolos.
Se fue bolsa de la espalda a otro viaje.
Sobre un arco iris. Sobre los colores de la vida. Sobre la luz blanca descompuesta en el prisma de las gotas de agua.
Símbolo del sol que vuelve después de la tormenta.
Abajo, Clermont-Ferrand está en la oscuridad, como si la tormenta hubiera sumergido la ciudad por la noche después de su salida.
Acompañado por un caballo que tira una carreta. El caballo que lo acompaña es la memoria de la gente de la IFAV que tuerce sus fuerzas y sus talentos para hacer adelantar la carretilla de la Cita de las libretas de viaje.
Michel estaba en esto un vendedor ambulante de estrellas, de talentos, de sueños. Cada estrella es una o uno de nosotros conocidos o desconocidos, que se escapará un día u otro de la carretilla para ir a constelar el cielo de jalones centelleantes que marcan a su modo el itinerario seguido por el IFAV, su Cita, por el itinerario iniciado por Michel desde el principio, en la época de la Bienal.
El mismo símbolo del viaje es este camino, esta "Vía láctea" en la cual pueden proyectarse nuestros sueños de uno en otro lugar siempre renovado.
Es un poco como si esta imagen fuera un tipo de libreta, y Michel giraría sus páginas, invitándonos a una reflexión sobre el viaje al cabo de la intemporalidad...
¡ Sepa que no le olvide sino muchas cosas (apasionantes y qué le reservarán muchas sorpresas de ahora en adelante) toman la prioridad sobre mis artículos de blog desde hace algunas semanas, no le impaciente demasiado, " vuelvo " dentro de poco !

 

Partager cet article

Repost0
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 20:32
L’hommage de Simon

Ce soir, parmi les e-mails venus s’ajouter à ceux de toutes et tous mes camarades carnettistes en union de pensée autour de la mémoire de Michel RENAUD, voici celui de SIMON, envoyé depuis Pékin, je sais que vous comprendrez mieux qui était Michel pour nous.

 

Chers amis voyageurs, dessinateurs, écrivains, journalistes, gribouilleurs de tout poil, J'apprends de Pékin la tragédie et voudrais être parmi vous.
Je vous envoie le petit texte que j'ai écrit en apprenant l'assassinat de Michel.
Toutes nos pensées affectueuses à Gala, à sa famille et aux proches.
Simon

 

"1999... Il débarque avec un imper, je crois, un soir de pluie en banlieue parisienne. Dans ma petite maison. Je ne l'avais jamais vu. Il avait donné un coup de fil... "Un festival du carnet de voyage, patati et patata..." Je venais de publier Au Corps de l'Inde à la Boussole, j'étais un inconnu, lui aussi - faits pour s'entendre. Les salauds qui l'ont tué n'ont jamais entendu son rire d'enfant. C'était un joueur, Michel, un tendre avec des moments de volcan. On s'est entendu tout de suite. Je l'ai fait asseoir dans mon vieux canapé immonde, et on a bu un verre. J'aime bien les rondouillets. Ils sont en phase avec la rotondité de la planète. Les gens vrais. Et il avait déjà deux sortes de nuages à la place des cheveux, vous voyez ? Un rêveur. Il était à la Mairie de Clermont, ils avaient créé une association, montaient un projet... On a parlé de ce fameux festival, il m'a emballé... Li était la, écoutant ce gourmand en mangeant des raviolis chinois, qui giclaient sous ses gencives... Je ne me souviens plus du vin... Évidemment, la première Biennale, si je m'en souviens ! Les salauds qui l'ont tué sans le connaître n'ont jamais vu sa joie, entendu sa voix, quand il se baladait parmi nous, les carnettistes pionniers... J'ai pleuré toute l'après midi, aujourd'hui 8 janvier, quand j'ai appris par un mail d'amie qu'il faisait partie des victimes de la boucherie de Charlie-Hebdo - ici, à Pekin, loin de Paris, des amis. Ces jours d'effroi et de chagrin cinglant où on a envie de serrer tous ses amis dans ses bras. Où celui qui est parti vous manque, où tout le monde vous manque. Les Biennales se sont suivies. Les voyages, les livres, les rencontres. Michel était un entremetteur, un peu entremerdeur, parfois, bougon et difficile, mais la générosité l'emportait toujours. Il avait ses têtes, ses chouchous et ses tronches... Mais on lui doit tant. Je lui ai envoyé chacun de mes livres, à lui en premier. Il a vu naître les Carnettistes Tribulants, nos premiers bouquins... Les salauds qui l'ont tué n'ont pas su ce qu'il a donné, n'ont pas vu la petite étincelle du voyageur dans ses yeux quand ils l'ont troué. Michel et les autres, bien sûr, toute la bande de Clermont, ont éclairé pour moi, et pour d'autres, bien sûr, cette décennie de feuillets merveilleux, les carnets de voyage. On en salivait, de ce rendez-vous annuel. Et on voyait ses deux nuages latéraux flotter parmi les stands, le jour de l'ouverture... Va-t-il s'envoler ?Je me souviens aussi d'un diner dans le treizième, avec Gala : nous étions aller manger une dorade à la vapeur à Fleur de Mai, et Li croit se souvenir qu'il ne mangeait pas de gingembre... La vie, comme pour moi, lui avait donné une femme venue d'ailleurs. Gala ! Dieu leur pardonne, Gala, ils ne savent pas qui ils ont tué, Michel Renaud - et toute une bande de dessinateurs, de journalistes, de flics innocents, de gens libres... L'histoire avec Michel a eu pour moi une apothéose... 2009. Il savait. Je présentais "Sahara, Marche avec moi" avec mon beau-frère Lakhdar, touareg... Michel savait. Et il a fait celui qui ne me connaissait pas; j'étais vexé. Avec le maire, ils sont passés à l'écart de la tente touarègue, pour ne pas me mettre la puce à l'oreille, m'a-t-il avoué après. Le fripon. C'est le jour où, quelques heures après, il nous a remis le grand prix du Carnet de voyage ! Je revois la photo, Lakhdar avec son chèche magnifique, Michel avec ses deux nuages prêts au décollage, ses yeux pétillants, Monsieur le Maire, digne et souriant, massif, et moi le poids plume.... Michel, ils ne savent pas, les salauds qui t'ont flingué, combien l'amitié, et l'une de ses fidèles servantes, la liberté de parole, ne meurent jamais. Et que tes cheveux nomades nous accompagnent toujours !
Simon, le 8 janvier, Pékin."

Partager cet article

Repost0
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 23:45
"Lumières dans la nuit", Bouquets d'aragonite scintillants sous la lumière des frontales au fond de l'Aven Noir. Une page du carnet d'exploration de l'Aven Noir qui n'a pas été publiée dans "L'Aven aux Merveille". Je te la dédie Michel, je ne pense pas que tu aurais refusé.que je te la dédie.

"Lumières dans la nuit", Bouquets d'aragonite scintillants sous la lumière des frontales au fond de l'Aven Noir. Une page du carnet d'exploration de l'Aven Noir qui n'a pas été publiée dans "L'Aven aux Merveille". Je te la dédie Michel, je ne pense pas que tu aurais refusé.que je te la dédie.

J'apprends par la télé ce soir, que tu étais là-bas, et que tu as été abattu avec eux.

Je voudrais avoir mal entendu, mal compris.... Il n'en est rien. Quelle peine !

Je voulais te rendre hommage à ma façon, au nom de bien des carnettistes qui sont en deuil ce soir sans savoir encore que tu étais avec Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Bernard Maris et le reste de la rédaction de Charlie !

Je ne reviendrai pas sur les débuts de la Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand devenue aujourd'hui le fameux Rendez-vous, sur le rôle essentiel que tu y as joué, sur ce que ce rendez-vous te doit comme fondateur de cet incontournable évènement, ni sur nos échanges où ta présence fut d'un soutien et d'un enthousiasme que je n'oublierai jamais, particulièrement aux débuts de la Biennale, puis lors de mon engagement dans la réalisation de carnets comme celui de l'exploration de l'Aven Noir.

Je l'écris et le manifeste publiquement car tu as aidé nombre de carnettistes qui te doivent beaucoup et ton absence va considérablement se faire sentir au rendez-vous des Carnets de Voyages. Tu étais, comme les autres, comme tous ceux qui partent trop vite, trop injustement, trop tragiquement,  indispensable...

Je pense à ta famille, à tes amis organisateurs du Rendez-vous des carnets de voyage.

Je pense à ton sens de la fraternité, de la liberté, du partage de nos valeurs carnettistes, universelles et humanistes.

J'aurais beaucoup à ajouter, mais je voulais simplement, humblement et douloureusement te dire adieu ici ce soir non seulement en mon nom, mais aussi de celui de bien d'entre-nous.

Partager cet article

Repost0